La culture provençale préservée
Ici, ceux qui aiment la Provence de
Giono et Pagnol ne seront pas troublés par les hordes
de touristes en quête de soleil. Le climat y est certes
plus âpre que sur la côte, mais la culture provençale
est encore préservée. Sisteron, dernier bastion? Non, surtout pas, ce serait une
insulte pour la Provence plus amène qui est celle d'Aix
et de Nice.
Mais il faut le dire : ici, c'est un
retour aux sources que l'on peut effectuer en retrouvant
la Provence de la Durance, des transhumances, et non
celle des bords de mer.
La protection d'une culture passe
sans doute par la protection écologique des sites. A
Naux, c'est la Provence sauvage, celle de la montagne,
celle de Giono.
Beaucoup n'ont voulu voir dans la
Haute-Provence qu'un désert, et c'est cette idée qui
a préservé notre région de toute industrialisation ou
autre. La pauvreté des sols, la dureté des hommes et
l'âpreté du climat en ont fait un Paradis
inaccessible. On reconnaît aujourd'hui que ce coin de
Provence bénéficie de l'air de la mer et de celui de
la montagne. Qu'une synthèse aussi parfaite entre la montagne et la mer, entre le soleil et la neige, entre
la liberté et l'obligation de se plier aux lois de la
nature existât quelque part sur terre, paraissait
impossible. Et pourtant, c'est ici, chez nous, en
France, que la montagne et la mer s'épousent pour
donner aux hommes le meilleur air qui existe.
Cette âpreté du climat fit des
hommes durs à la tâche et libres avant tout, comme
tous les montagnards. Sachant s'incliner devant les
exigences naturelles mais ne se laissant jamais abattre
par les contingences matérielles et les devoirs
humains. "Et ses hommes, les
"montagnards", les "gavots", avaient
gardé leur particularisme local, leur langue, quelque
chose de leurs coutumes et de leurs libertés
communales. On disait "N'est pas Gavot qui
veut ! ..." écrit Pierre Martel. Voilà qui résume
assez bien l'état d'esprit de ces provençaux de la montagne.
Que l’on soit amoureux de la faïence
de Moutiers ou des fossiles, passionné d’histoire
romaine ou adepte de la transhumance, c’est dans cette
région qu’on trouvera intacte cette culture de la
Haute-Provence.
Pour en découvrir plus, on peut
consulter www.alpes-haute-provence.com
Sur ce site, on trouvera beaucoup de
renseignements pour assouvir sa soif de culture et
d’authenticité. On pourra même consulter le
glossaire qui livre tous les petits secrets du
haut-parler provençal.
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